Archive pour août 2009

L’Economie, l’ICANN, les nouveaux gTLDs et vous (1)

Lundi 31 août2009

Bonne rentrée!

Nous  commençons aujourd’hui sur le principe du feuilleton  la publication en chapitres d’un article de Hugues Chevalier (qui sera disponible dans son intégralité sur notre site) sur le rapport du professeur Dennis Carlton sur l’impact économique de l’introduction des nouveaux gTLDs.

(1) L’étude de Dennis Carlton
(2) Le marché des noms de domaine (gTLDs market)
(3) Les entreprises
(4) Le consommateur

(c) http://www.popandpolitics.com

(c) http://www.popandpolitics.com

Commentaires sur l’ “ICANN’S ECONOMIC REPORT”; à propos des nouvelles extensions de noms de domaine génériques, gTLDs.

(1) L’ETUDE DE DENNIS CARLTON

Le rapport économique de Dennis Carlton concernant le mécanisme d’introduction des nouvelles extensions de noms de domaine génériques (gTLDs) présenté par l’ICANN le 5 juin dernier  n’apporte pas de réponses claires sur la question de savoir si les nouveaux noms de domaine génériques vont apporter ou non d’avantage de bien-être pour les consommateurs et d’avantage de revenus pour les entreprises et pour les institutions en charge de ces nouvelles extensions (publiques ou semi-publiques comme l’ICANN ou / et les registres).

Ce rapport ne contient aucune démonstration économétrique, mathématique ou empirique que l’on pourrait attendre d’une telle étude. La plupart des résultats et des recommandations sont fondés sur ceux d’autres études de l’auteur (pas uniquement) et pas dans le secteur des noms de domaine (sauf erreur de notre part). D’ailleurs dès le 7 juin, Domain Name Wire ne titrait-il pas “Dennis Carlton Agrees with Dennis Carlton About New Domain Names” ?

Cette étude, totalement américano-centrée,  ne tient aucun compte des spécificités du marché européen. Evidemment, il n’est non plus fait aucune mention des autres marchés comme l’Asie, l’Amérique latine, l’Océanie ou l’Afrique.

L’ étude est fondée sur la théorie économique néo-libérale et se veut une analyse coût-bénéfice. Toutefois, aucune démonstration de cette analyse coût-bénéfice n’est présentée, ce qui d’habitude est pourtant le cas.

Les hypothèses de base de ces modèles économiques sont la concurrence parfaite et un marché « libre»  (pas d’entrave au marché, etc.)  avec des acteurs majoritairement privés, comme c’est le cas aux Etats-Unis. Or, ces hypothèses ne sont applicables en particulier dans les pays émergents ou dans les pays à économie majoritairement publique (Chine par exemple).

(à suivre; prochain épisode: Le marché des noms de domaine (gTLDs market)

Hugues Chevalier

C’est cm on veut : histoires d’O

Mercredi 19 août2009

Au  programme de l’été, une destination pleine de soleil et de saveurs : le Cameroun!

Aaaaaaah le Cameroun, sa forêt dense, sa savane arborée giboyeuse et ses vastes plaines qui échouent sur les vagues de l’Océan Atlantique en furie, le tout dominé par une chaîne montagneuse dont le pic pointe à 4095 mètres d’altitude (Office du Tourisme).

caleroon

Le Cameroun qui a décidé d’ouvrir son extension nationale à tout un chacun : le .CM.

Le .CM fait déjà l’objet de nombreuses cnvoitises : du .COM au .CM il n’y a qu’une lettre que certains ont déjà allègrement occultée, de quoi réjouir les cmptes en banque des cybersquatteurs !
Ainsi, selon law.com les titulaires de marques doivent être alertés du haut risque de typosquatting du .CM: “CM” serait en effet une erreur typographique cmmune pour “COM”.

Au-delà de cette crainte d’une nouvelle exposition au cybersquatting, un petit tour du net révèle une inquiétude plus globale quant à la gestion du .CM…

En 2006 déjà le Registre camerounais avait été suspecté de rediriger les erreurs de .COM devenus .CM vers des liens cmmerciaux pour engranger des revenus, au lieu de mettre une page d’erreur .

Enfin, pour celui qui souhaiterait réserver un nom de domaine en .CM, il lui faudra d’abord trouver le bon interlocuteur… En effet, si de nombreux Registrars, déjà connus, permettent d’obtenir un nom .CM, il semble plus cmplexe de déterminer qui gère réellement cette extension :

- l’ANTIC (Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication) qui paraît être l’institution gouvernementale et qui permet de réserver un nom de domaine en .CM en ligne par un simple formulaire
- la société Netcom Sarl, qui se présente comme le registre officiel
- l’organisation CoCCACoCCA provides NETCOM backend registry / registrar services and NETCOM follows the CoCCA best practice policies and procedures for domain registration and dispute resolution
- la société INSTRA, présentée comme un Registrar de Netcom mais que certains considèrent comme seule gestionnaire des .CM

Bref, un imbroglio cmpliqué

Enfin, pour nos lecteurs intéressés par cette extension, sachez que, suite à un problème technique chez Netcom, la période de landrush a été prolongée de 2 semaines (jusqu’au 23/08). L’ouverture totale du .CM est donc décalée au 27/08.

Une dernière réflexion pour cnclure… les Chinois devraient-ils également s’inquiéter de voir leur très rentable .CN cntrefait par le .CM? …

Laëtitia Canezza

La tête (de Microsoft) dans les nuages, et le domaine office.com dans sa poche!

Dimanche 9 août2009

Peut être s’agit-il d’une réponse du berger (Microsoft) à la bergère (Google) et à ses “Google Apps“?

Le fait est que MICROSOFT OFFICE 2010 aura (en partie) la tête dans les nuages, ce fameux “CLOUD” où l’utilisateur des logiciels Office (peu d’entre nous ne le sont pas) aura un accès en ligne et partageable à une version allégée et gratuite à “Word“, “PowerPoint“, “Excel” et “OneNote“. Voir ici .

Las, le  nom de domaine idéal pour chapeauter cette nouvelle stratégie, OFFICE.COM était cependant déjà enregistré.
Qu’à celà ne tienne, MICROSOFT, récent acquéreur des domaines CashPerks.com et CashBack.com a utilisé comme intermédiaire pour acheter ce nom de domaine nos amis et partenaires MARKSMEN, que nous félicitons chaleureusement et néanmoins confraternellement:

marksmen

Voir aussi l’article dans Domain Name Wire du 6 août dernier.

Sylvain Hirsch