Articles avec le tag ‘Google’

Savez-vous lire une URL ? A la modeeeee, à la modeeee, à la mode de chez nous

Mardi 20 avril2010

Imaginez que Sans Blog soit une référence mondiale. C’est très facile.

Imaginez maintenant que Sans Blog publie un post parlant du système de login sur Facebook. C’est assez simple également.

Imaginez enfin que le post de Sans Blog soit tellement merveilleux (là, c’est enfantin) et tellement consulté qu’il arrive en tête des résultats d’une recherche Google sur « facebook login ». Cela signifie que  tous les utilisateurs qui se connectent à Facebook en passant par une recherche Google sur les termes « facebook login » et qui ne prêtent pas (ou plus) attention aux résultats (soit qu’ils utilisent la fonction « J’ai de la chance ou qu’ils cliquent sur le 1er résultat) arriveraient sur Sans Blog.
Pas de risque de confusion pensez-vous ? Et pourtant…

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(c) http://www.explosm.net

Si Sans Blog n’est pas encore victime de son succès, cette mésaventure est bien arrivée au site Read Write Web, un site d’actualité, prospective et analyse des nouvelles technologies, de leurs impacts sociaux et politiques. L’article de Read Write Web est temporairement arrivé en tête des résultats de recherche sur « facebook login », ce qui a eu pour effet de plonger les internautes dans des abîmes de confusion et d’agacement. Loin de se poser la question de savoir s’ils étaient au bon endroit, ils ont préféré s’acharner dans la rubrique commentaire du site sur le nouveau « look and feel » de Facebook et s’agacer (le moins que l’on puisse dire) de l’impossibilité d’accéder à leur compte.
C’est ainsi que le nombre de commentaires laissés sur Read Write Web a été multiplié par 100 en l’espace d’une semaine, les poussant à mettre un message d’avertissement sur le site pour expliquer que non, vous ne vous trouvez pas sur Facebook :

Dear visitors from Google. This site is not Facebook. This is a website called ReadWriteWeb that reports on news about Facebook and other Internet services. You can however click here and become a Fan of ReadWriteWeb on Facebook, to receive our updates and learn more about the Internet. To access Facebook right now, click here. For future reference, type “facebook.com” into your browser address bar or enter “facebook” into Google and click on the first result. We recommend that you then save Facebook as a bookmark in your browser

Afin de prendre la pleine mesure du phénomène, et rire un coup, nous vous encourageons à lire les commentaires.

Cette anecdote est intéressante:

  • Elle illustre les comportements des utilisateurs du web et la toute puissance de Google. D’une part, ce comportement s’explique par sa simplicité : rechercher des mots clefs est plus aisé que taper une URL. Google est la page d’accueil de la plupart des utilisateurs et la recherche devient un réflexe quasi pavlovien (pour les dangers d’un abus de Google, voir notre post sur le monde de Buster). Le fait de taper une adresse pour aller sur un site n’est pas automatique. (D’ailleurs, vu le nombre d’extensions disponibles, présentes et à venir, bien malin qui se rappelle à coup sûr de l’adresse correspondant au site recherché).
  • D’autre part, il s’inscrit dans la droite ligne des évolutions proposés par les moteurs de recherche avec par exemple la fonctionnalité « j’ai de la chance » de Google, les navigateurs et la possibilité de faire disparaître la barre d’adresse ou encore certains registres, tels le registre chinois et l’existence des mots clefs (en tapant dans la barre d’URL le seul mot clef, on est redirigé vers le site correspondant).
  • Elle alarme sur les dangers encourus par les internautes : les utilisateurs victimes de la confusion sont des utilisateurs inscrits sur Facebook, capables de faire une recherche internet, et même de laisser un commentaire sur un site qu’ils ne connaissent pas. Autant dire que leur niveau est bien supérieur à celui de ma mère ou de ma grand-mère (ce qui ne remet pas en cause leurs très nombreuses autres qualités), en tous cas supérieur à bon nombre de cibles potentielles des pirates du net. Ils n’ont pas eu le réflexe de vérifier l’URL pour savoir où ils se trouvaient, il est même probable qu’ils ignorent ce qu’est une URL. Or, l’URL est le seul moyen de savoir avec certitude si on surfe sur le site original, ou si on se trouve par erreur sur un autre site. Cette méconnaissance peut faire de vous une cible privilégiée du « phishing » et peut vous amener à communiquer des détails confidentiels à un pirate.

L’incident a fait l’objet d’une analyse très pertinente sur un blog spécialisé dans l’analyse de l’internet intitulé « Not the User’s fault ». Son auteur conclut que pour protéger les internautes des différentes formes de cybersquatting, la solution est d’élever le niveau moyen des utilisateurs en leur enseignant la connaissance des notions clefs telles que l’URL.

Bien que louable, ce souhait nous semble devoir rester un vœu pieu eu égard aux évolutions actuelles de l’internet, sa démocratisation et sa présence dans tous les foyers, et surtout la place toujours plus grande de Google et l’importance accordée aux mots clefs et du référencement. Nous ne voyons cependant pas d’autres solutions.

Jean-Baptiste Sirand

La CJCE a eu le dernier mot … clé

Mercredi 23 septembre2009

Une première orientation européenne a été donnée hier dans les litiges relatifs à l’usage des marques dans les liens publicitaires.

L’avocat général de la CJCE donne un point de vue original dans le cadre opposant des conflits liés aux Adwords qui opposent Google aux propriétaires de marques.

Les Adwords, ce sont les désormais fameux liens commerciaux contextuels qui apparaissent en tête de liste des résultats des recherches.
Google ne contrôle pas les expressions qui sont enregistrées: il est ainsi possible d’enregistrer des expressions contenant une marque déposée (par exemple, l’expression « Adword » donne un lien commercial vers Microsoft). Il est en outre possible d’associer une marque à des termes tels que« réplique » ou encore « contrefaçon », faisant ainsi la joie des contrefacteurs, qui trouvent ici un nouveau moyen d’entrer en contact avec des candidats au recel.

(c) http://www.acquisio.com/blog/

(c) http://www.acquisio.com/blog/

C’est précisément l’objet du différent qui oppose la société LVMH à Google depuis 2005. Les premiers reprochant aux seconds d’afficher des liens sponsorisés tels que « Fake Vuitton»,  et même d’encourager à l’usage de ceux-ci via leur module de générateur de mots clef.
Google, se défend, comme souvent, en se réfugiant derrière la LCEN. Arguant qu’en tant qu’hébergeur, il ne faisait que proposer un service, et qu’il n’était pas responsable de l’usage que les utilisateurs faisaient de celui-ci.

Le Tribunal de Grande Instance de Paris ( TGI Paris, 3ème chambre - 2ème section, le 4 février 2005) , puis la Cour d’Appel de Paris (CA Paris, 4e chambre, section A, 6 juin 2007)lui donnèrent tort, tour à tour, se rangeant aux cotés des avocats de LVMH. Lesquels affirment que Google ne peut se prétendre neutre tout en générant la quasi-totalité de son chiffre d’affaire via ce système.

Condamné en appel, Google s’est donc pourvu en cassation afin de faire valoir son point de vue. Continuant d’arguer qu’il n’était qu’un fournisseur de moyens, et qu’il ne pouvait être tenu pour responsable de l’usage (détourné) qui en était fait. La Cour de Cassation a préféré sursoir à statuer et a demandé l’avis de la CJCE sur ce point (Cour de cassation Chambre commerciale, financière et économique Arrêt du 20 mai 2008 ).

Et voici donc l’avocat général de la CJCE qui rend ses conclusions dans cette affaire. Son opinion se compose de deux points :

Il va d’abord, comme le lui demande la Cour de Cassation, se demander si le fait d’offrir la possibilité à une entreprise d’  « acheter » un Adword reprenant une marque déposée par un concurrent rend Google coupable d’atteinte au droit des marques. Puis, dans un second temps, il va chercher à répondre à la question qui est de savoir si Google peut être tenu pour responsable du contenu desdits Adwords.
A la première question, l’avocat général répond que, pour lui, Google ne peut être poursuivit par les propriétaires d’une marque  simplement parcequ’ il offre la possibilité à leurs concurrents d’« acheter » une expression reprenant leurs marques.
Pour parvenir à cette conclusion, il va comparer les différences entre les résultats « naturels » donnés par le moteur de recherche et les résultats issus des liens sponsorisés en arguant que leurs présentations (un lien et une ligne de texte) ne diffèrent pas assez pour qu’une distinction soit possible… Il est en effet tout à fait possible que des liens vers des sites proposant des contrefaçons apparaissent « naturellement » dans les résultats du moteur de recherche en fonction des mots clef entrés par les utilisateurs.

Il ne reste alors plus qu’à rechercher s’il résulte de cet affichage de résultats un risque de confusion pour les consommateurs quant à l’origine des produits ou services. Et c’est là que l’avocat général va faire preuve d’audace en expliquant que « Google n’est rien de plus qu’un outil: le lien qu’il établit entre des mots clefs correspondant à des marques et des résultats naturels, y compris les sites les plus pertinents, n’est pas suffisant pour engendrer la confusion. Les utilisateurs d’Internet ne décident de l’origine des produits ou services offerts sur les sites qu’en lisant la description et, finalement, en quittant Google pour se rendre sur ces sites. »
En d’autres termes, l’affichage d’Adwords reprenant le nom d’une marque ne peut entrainer une confusion chez les consommateurs car ceux-ci sont habitués à ne pas faire aveuglément confiance à Google et se renseignent à propos des produits qu’ils comptent acquérir.

Cependant, l’avocat général n’exclu pas la possibilité pour Google d’être poursuivi. En fonction de l’utilisation qui est faite des marques à l’intérieur même des Adwords ou sur les produits vendus par le biais des sites objets de la publicité. En effet, pour lui, « Chacun de ces derniers usages par les tiers est susceptible de créer une confusion et de constituer en soi une atteinte à la marque. » Et à condition que l’on admette la «contrefaçon par complicité».
Toutefois, de telles poursuites nécessiteraient un traitement au cas par cas, mot clef par mot clef, ce qui est vraisemblablement ce que les détenteurs de marques tiennent absolument à éviter, considérant qu’il est impossible de se contrôler l’usage qui est fait d’un nom de marque sur Internet.

C’est pourtant faux, et IP Twins offre un service de recherche de l’usage des  marques dans le contenu même des pages web afin de lutter contre le ce fléau qu’est la vente de contrefaçons sur internet.

Adrien Palumbo

??cnod tres aç iouq à siaM

Jeudi 30 juillet2009

La chaleur de l’été,  le ralentissement saisonnier de l’activité, la crise, la mort de Michael Jackson et celle de Farrah Fawcett sont autant de raisons de se laisser aller à explorer les 1001 richesses du Net.

Dans la série des  gadgets « totalement inutiles et donc rigoureusement indispensables » , nous souhaitons signaler sur ce blog l’existence d’un site miroir de GOOGLE, « ELGOOG ».
Si nous n’avons pas la prétention d’être les premiers à noter l’existence de ce ehcrehcer ed reutom ( moteur de recherche à l’envers au cas où certains n’auraient pas compris le principe), il nous semble intéressant d’examiner brièvement ce / ces sites sous l’angle de la propriété intellectuelle et des noms de domaine.

ELGOOG : le site miroir de GOOGLE; rentrez une requête - à l’envers, s’il vous plaît-  et vous aurez les mêmes résultats que ceux obtenus via Google, mais totalement illisibles (bien que renvoyant aux vrais sites).  Il s’agit d’un sous-domaine de [rb-hosting.de], nom de domaine détenu par une entreprise allemande spécialisée dans l’informatique et le web.  C’est extrêmement distrayant et peut même être envisagé sous l’angle de la contrefaçon de marque et la concurrence déloyale par les spécialistes marques.

elgoog1

La question des noms de domaine se semble pas se poser ici, dans la mesure ou ELGOOG est un sous-domaine.

ELGOOG.FR: pareil, mais en moins bien. « Elgoog.fr » est en effet une imitation du principe développé sous [rb-hosting.de] mais seule la page d’accueil est miroir, les résultats de la requête sont ensuite ceux de Google et s’affichent normalement, à l’endroit. Tout le monde conviendra que c’est beaucoup moins drôle.

Mais quid du point de vue des marques et des noms de domaine?

Nous laisserons la question de la contrefaçon de marque (et des problématiques que pourrait soulever l’imitation du concept allemand) à la sage appréciation des spécialistes. Du point de vue des noms de domaine,  les deux procédures principales sont envisageables, soit :

  • La PARL : procédure d’arbitrage classique gérée par l’OMPI qui permet d’obtenir le transfert d’un nom de domaine portant atteinte à des droits de propriété Intellectuelle.  Si Google décidait d’engager une telle procédure PARL à l’encontre du titulaire du nom de domaine [elgoog.fr], nous considérons, eu égard à la nature du nom de domaine (la marque à l’envers), et à l’utilisation faite de ce nom (moteur de recherche renvoyant sur les résultats du nom de domaine), que Google aurait de bonnes chances d’obtenir le transfert du nom. Pour autant nous resterons prudents, car la décision serait peut être moins évidente si le Panel décidait de prendre en compte l’aspect parodique et l’absence (ou non) de caractère lucratif du site;
  • La PREDEC, mise en place par l’AFNIC au mois de juillet 2008 pour sanctionner (notamment) les enregistrements de noms de domaine constituant une violation manifeste de droits de marque. Sans Blog,  un de vos blogs préférés, puisque vous lisez ces lignes :-), s’était déjà interrogé sur l’appréciation de la notion de  violation manifeste et attendait avec impatience les premières décisions pour avoir une définition plus précise de la notion. 1 an plus tard, les premières tendances se dégagent.  IP Twins publiera sous peu une revue des différentes décisions et tentera de dégager une définition de la notion de violation manifeste, telle que l’entend l’AFNIC. Nous pourrons ensuite nous demander, avec ce nouvel éclairage, si Google pourrait récupérer [elgoog.fr] par le biais de la PREDEC.

En espérant que le suspens ne soit pas trop insoutenable…, bon retour à ceux qui rentrent, et bonnes vacances à ceux qui partent!

dnariS etsitpab-naeJ (aka Jean-Baptise Sirand)

Magie du référencement / référencement magique!

Lundi 13 juillet2009

De récentes questions soulevées par les clients et partenaires d’IP Twins nous conduisent à apporter quelques précisions sur le référencement et les services que nous proposons dans ce domaine

Bien apparaître sur les moteurs de recherche est essentiel. Arriver en premier (ou au moins sur la première page, ne soyons pas trop gourmand) à la suite des requêtes des internautes est une course permanente. Un bon référencement sur internet assure une bonne visibilité et, indirectement des retombées financières.

Le référencement peut être « naturel » (= « originel »): le site web a été développé d’une certaine manière, plus ou moins fidèle aux principes du référencement (en résumé et de manière non exhaustive, optimisation des liens externes et internes de la page, introduction de mots clefs dans le code source…).

Le référencement peut aussi être payant, c’est-à-dire qu’on s’adresse à une société spécialisée chargée d’optimiser le référencement du site et d’améliorer son classement auprès des moteurs de recherche.
Le référencement ne doit pas être confondu avec le système des « adwords » ou liens commerciaux de Google, qui, bien que fondé également sur un système de mots clefs, est une pure méthode publicitaire. Il est d’ailleurs remarquable que les liens commerciaux ne sont pas mélangés aux résultats des recherches classiques.

IP Twins propose un service de référencement classique, payant, visant à optimiser les pages d’un site web afin d’améliorer sa visibilité auprès des moteurs de recherche.
Voici un résumé de nos prestations.
Nous nous tenons à votre disposition pour de plus amples renseignements aux coordonnées habituelles

Plus récemment, nous avons également développé, en collaboration avec une équipe de spécialistes un service de référencement particulièrement innovant, afin de nous démarquer des autres prestataires dans ce domaine. Ici, plus de détails…

Jean-Baptiste Sirand