Articles avec le tag ‘ICANN’

L’ICANN à Bruxelles: Place de Brockers vs. Ordre Public et Moralité !

Vendredi 2 juillet2010

La 38ème réunion de l’ICANN a eu lieu à Bruxelles la semaine dernière quelques jours seulement après la publication de la 4ème version  du  Draft Applicant Guidebook,  pour les nouveaux gTLDs (en plus de sa consultation, n’hésitez pas à  commenter ce document  AVANT le 21 juillet!)

De réunion plénière  en retraite intime, la version définitive de ce document continue d’être révisée provisoirement en attendant de perdre un jour son préfixe « draft ».

La version 4 a cependant  le mérite d’intégrer de nombreuses remarques issues de la période de commentaires avec notamment pour la protection des droits de marques des évolutions  du fonctionnement du «Trademark Clearing House »  ainsi que des  procédures URS (Uniform Rapid Suspension ) et PDDRP ( Post Delegation Dispute Resolution Proposal ).

L’IRT (Implementation Recommendation Team) a cependant émis des réserves à l’égard des bases de données qui seront utilisées par la Trademark Clearing House notamment pour les marques nationales. Leur crainte repose sur l’ampleur de la recherche qui sera effectuée dans le cadre du processus de validation.

La relation registre-registrar fut également au centre des débats de la réunion de l’IPC ( Intellectual Property Interests Constituency ) avec des propositions suggérant qu’un registrar ne puisse détenir plus de 15 % d’un registre ou 100 % si il n’y a pas de revente de nom de domaines.

icannbrux

(c) domainnamenews.com

Les diverses conférences axées sur les nouveaux gTLDs  n’ont toujours pas permis d’avoir de date précise de lancement, ce qui est toujours aussi frustrant pour les investisseurs potentiels. Ce qu’il faut retenir, que l’on soit partisan ou adversaire de l’introduction de nouveaux TLDs  , c’est que les nouvelles extensions verront tôt ou tard le jour. Le plus tôt serait  dans le courant du premier semestre 2011.

Pourtant, la réunion du GAC ( Government Advisory Comittee) permet de prendre la mesure du travail qui reste à accomplir : la question dite MOPO ( Morality and Public Order ) semble particulièrement difficile à gérer : Les Etats Unis, L’Union Européenne , la France et l’Italie  ont tous mis en avant la difficulté de valider un projet de nouvelle extension en étant sur de ne pas être en violation avec le droit, la culture et les mœurs d’un état (bien évidemment c’est au .XXX qu’ils pensaient).  Suggestion des US : demander l’aide de l’ONU qui  devrait être en mesure de fournir ces informations sous  forme d’une base de données. Faudra-t-il demander une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité?
Le pouvoir du GAC est méconnu, si la décision finale revient au Board de l’ICANN on ne peut cependant imaginer que ce comité ne soit pas entendu.

Nous avons aimé la conférence « Brand Management in the age of new gTLDs »  fut particulièrement intéressante et révélatrice de l’opinion générale des titulaires de marques face à cette révolution du nommage : si tous s’accordent à reconnaître le formidable potentiel des nouveaux gTLDs en termes de ’branding’ et au sens large de communication en ligne, la plupart des intervenants se sont montrés réticents  à répondre à la question : allez vous faire une demande pour votre .Marque ? Certainement un souci de discrétion :-)

Mis à part le coût initial de dépôt de USD 185 000,  l’ensemble des coûts collatéraux reste difficile à évaluer : comment mesurer le plan de communication qui sera nécessaire pour accompagner cette introduction ?Coût de la modification par exemple de l’ensemble des adresse emails à l’échelle de la société?  Le retour sur investissement est quand à lui toujours aussi flou. La taxe annuelle demandée à chaque registre semble particulièrement injuste aux titulaires de marques qui seraient candidats à un dot Brand dans la mesure où ils ne procèderont pas, à priori, à la revente de noms de domaine, sinon pour leurs clients internes à la société.

L’ICANN devrait délivrer prochainement un rapport mettant en lumière une étude de marché, les coûts et  la valeur ajoutée des nouvelles extensions : on ne peut que regretter que ce document soit rendu public si tardivement.

Les titulaires de marques ont ensuite insisté sur le fait que de nombreuses sociétés ne communiquent pas sous une seule marque ( à la différence de Canon qui est pour l’heure la seule société qui a annoncé publiquement sa volonté de formuler une demande auprès de l’ICANN ). Il est clair que pour une société disposant de plusieurs marques fortes et reconnues, communiquer sous le seul et unique nom de la holding ne semble pas être un choix pertinent. Les portefeuilles de noms de domaine en gTLDs « classiques » et ccTLDs devront de toute façon être maintenus.

Il a  -à juste titre- été souligné que la décision shakespearienne dot Brand or not dot Brand doit désormais être prise rapidement par les entreprises.  Le travail transversal nécessaire pour regrouper les différentes équipes ( juridique, informatique, marketing ) impliquées sur un projet d’une telle envergure doit s’accompagner d’une remontée d’information continue au plus haut de la hiérarchie.

Enfin cette réunion de l’ICANN aura mis en lumière les nouveaux standards en matière de sécurité DNS ( virage amorcé bien que douloureux pour le  DNSSEC ) ainsi que l’expansion des nouvelles extensions iDNs : après les pays du monde Arabe, le board a validé vendredi dernier le lancement de nouveaux TLDs iDNs pour Honk Kong, la Chine et Taiwan.

Ultime point chaud, l’accord pour une nouvelle étude concernant le lancement du .xxx qui devra néanmoins être validé par le GAC ( ce qui n’est pas gagné, cf. problématiques liées au MOPO ci-dessus ).

A l’heure où certains prestataires noms de domaine-dont IP TWINS- prônent la rationalisation des portefeuilles  pour une meilleur maitrise du ratio risques / coûts , il faut bien reconnaître que l’avènement des nouvelles extensions va impacter les impératifs budgétaires liés à l’administration des portefeuilles et à la surveillance des noms de domaine.

Stéphane Pénacèque

DE GUSTIBUS ET COLORIBUS NON EST DISPUTANDUM!

Vendredi 16 avril2010

Les amateurs de gastronomie branchée sont adeptes du fooding, cet univers “où tous les sens sont mis à contribution, où ce que l’on voit ne ressemble pas à ce que l’on goûte, où la texture est étrange et les senteurs euphorisantes“.

fooding

Cette définition n’est pas sans évoquer aux amateurs éclairés que nous sommes que les noms de domaine aussi sont parfois accomodés de façon à mettre nos sens à contribution, où ce que l’on voit ne correspond pas à ce qu’on peut attendre, bref, que ces domaines sont des mets parfois étranges, mais, contrairement au fooding, plus dégrisants qu’euphorisants…

Vous vous souvenez certainement de la dégustation chère au coeur des amateurs de domaines grands cru, le DOMAIN TASTING, cette savoureuse pratique qui consistait à (ab)user de la période de 5 jours dite “AGP” (pour Add Grace Period) qui était consentie par l’ICANN.

Depuis le milieu de l’année 2008, L’ICANN a pris des mesures efficaces pour atténuer sensiblement l’impact de cette pratique.

Mais voilà qu’une information, relayée sur DomainNameStrategy.com, le blog de FairWinds Partners,  va redonner espoir aux nostaliques du Domain Tasting.

Le service “Domain Name Exchange” (sic!) de Verisign donne la possibilité d’échanger des domaines après 1 à 3 mois, ce qui n’est pas sans rappeler les grandes heures du Domain Tasting.

Si ce post ne vous a pas satisfait, vous pourrez, dans un délai de 3 mois, vous le faire rembourser…

Sylvain Hirsch

Point d’argent, point de Suisse; point G, point de .XXX ?

Mercredi 31 mars2010

La dernière réunion de l’ICANN à Nairobi a vu se poursuivre les discussions sur l‘inclusion dans la racine d’une extension .xxx.
La création de cette extension (par ailleurs à fort potentiel commercial) où seraient regroupés les sites “pour adultes” ne fait manifestement pas l’unanimité. L’existence d’un point XXX faciliterait-elle la consultation et la propagation de sites pornographiques, ou au contraire le regroupement de ces sites à l’ombre de ce point limiterait-il le risque de leur consultation fortuite par des yeux innocents ?

Alors qu’il est question d’une décision du Board à ce sujet, lors de la prochaine réunion de l’ICANN à Bruxelles en juin prochain, un challenger vient bouleverser la donne!

En effet, il existe une alternative déjà fortement populaire (bien qu’inattendue) au dot XXX. Le Département de la Gironde en fait déjà fait une séduisante promotion en ligne et, sous un angle quelque peu plus polémique et plus « buzz », Les Trois Suisses aussi .

Cette initiative consistant à substituer au dot XXX le POINT G sera présentée à cette réunion de l’ICANN à Bruxelles.

Jugez par vous même des atouts du Point G tels que vantés sur son site institutionnel:

A chacun son point G” (égalitaire et démocratique)
Positionnez votre point G” (pour particuliers … et entreprises)
Partagez votre point G” (enfin, ceci reste une option)
Devenez fan des points G” (facile!)
Découvrez les points G les plus populaires et les plus récents” (une version comme une autre d’indice de référencement).

Nous affirmons ne trouver  que des avantages à ce point:

- il repose sur une marque figurative facilement reconnaissable et mémorisable

pointg

- il a une connotation affective positive !
- une extension d’une lettre est bien plus facile à retenir et à saisir au clavier, tant par les plus jeunes que par les moins jeunes qu’une suite de X aux allures de ratures barbares !  Avec le point G, pas de risque de confusion possible.
- il s’agira bien évidemment d’une extension ouverte à tous, régie par le principe du premier  arrivé, premier servi

Nous soutenons cette initiative, espérons que l’ICANN l’adoptera sans réserve, et vous invitons  en attendant à la découvrir sur le beau site qui en fait la promotion, ici.

Nous remercions particulièrement  le  beau département de la Gironde, titulaire de l’enregistrement de marque N° 3638614 du 13 mars 2009, dont le site nous a inspiré ce billet léger de 1er avril!

Sylvain Hirsch

Expression de désintérêt

Vendredi 12 mars2010

La réunion de l’ICANN à Nairobi (non, IP Twins n’y est pas, mais la suit malgré tout) n’aura pas été vaine!

En effet, grâce essentiellement au GAC (Governmental Advisory Committee), la proposition de système d’expression d’intérêts (EOI) qui aurait, de facto, servi de système de pré-enregistrement dans la future course au dépôt de candidatures à gérer les nouvelles extensions, a été retirée de l’ordre du jour par le Board de l’ICANN.

desinteret

Lire l’intervew de Kristina Rosette dans Managing IP ici.

.jeux demain, jeux de vilains?

Vendredi 12 février2010

Un nouveau concurrent viens d’entrer dans la course aux nouveaux gTLD, pour lesquels, rappelons le, nous ne savons toujours pas quand il sera possible de candidater, ni même sous quelles conditions…

Toujours est-il qu’une nouvelle société (Dot Vegas Inc.) vient d’afficher la couleur, en annonçant fièrement que les pourparlers avec la ville de Las Vegas étaient terminés et avaient débouchés sur un accord concernant l’utilisation du .VEGAS.

poker1

http://duggerzzz.files.wordpress.com

Cette société espère faire de cette extension une véritable machine à sous. En effet, celle-ci annonce 500 000 noms enregistrés sur les 5 premières années de fonctionnement du .VEGAS.  Espérons pour ceux qui parient sur l’explosion de nouveaux gTLD, que ça n’est pas du bluff destiné à permettre à Dot Vegas Inc de tirer son épingle du jeu. Dans le cadre du contrat que la société se propose de passer avec la ville, elle estime que les reversements pour cette dernière pourraient aller jusqu’à $375 000 par an. Une vraie martingale !

Un autre candidat à la gestion du .VEGAS (la société Vegas.com), malheureux de s’être fait damer le pion refuse de se tenir à carreau et considère que les dés étaient pipés lors des discussions.  Aussi, consciente de jouer gros et refusant de voir un concurrent devenir plein aux as sans se battre, cette société à porté  le conflit devant la cour de  justice du Nevada en lui demandant de démasquer le faux jeton.

Quelle que soit l’issue de ce conflit, l’extension .Vegas a certainement de beaux jours devant elle  puisque rien qu’en Europe, Le cabinet spécialisé Global Betting & Gaming Consultants (GBGC) estime que « en Europe, les jeux en ligne, aussi bien légaux qu’illégaux, ont généré un produit brut de 5,6 milliards d’euros en 2008 ».

Le .Vegas, un pari peu risqué ?

Adrien Palumbo

DAD DAG DAG CODEC: Comments commented

Mardi 1 décembre2009

The Draft Applicant Guidebook, version 3 (DAG 3 ) comment period is definitely over since the 26th of November.

More than 150 comments have been sent to the ICANN forum. Most of them come from small business owners and individuals, even if most of the Internet giants (such as Yahoo!, Microsoft or Go Daddy…) have sent their comments too.

Some big trademark owners (Coca-Cola, Olympic Committee, Visa…) have also submitted there point of view to ICANN. New gTLD investors had also their say (for example from the applicants for  .berlin).

Une poule regarde un oeuf

http://tinyurl.com/6f2ds4

Obviously, reviews vary according to commentators. Most of the small business owners can’t wait to see the opening of the Saison, so as to have a better presence on the Web (and… a  return on investment). Thus the small business owner “Matha Elena”, concludes her review on DAG 3 as follows:

« I believe there is real merit to the idea of regional top-level domain names and as such it is my sincere desire that your follow through on your charter to open the internet to new TLDs as soon as possible. »

One may raise their eyebrows  at the sight of all these comments calling for the arrival of new regional gTLDs (as know as GeoTLDs): some sentences are indeed very similar from onecomment to another. Have they been written by the same entity?

On the contrary, large firms seem to be very averse to the idea of the multiplication new extensions. Especially in the current conditions of DAG3 which, in their opinion, does not ensure sufficient protection of trademarks against cybersquatting. Thus, for The Coca-Cola Company (TCCC):

« TCCC appreciates the brand protections that ICANN has already proposed. However, as the introduction of new gTLDs moves forward, TCCC urges ICANN to reconsider the speed and breadth of this undertaking and to seize the opportunity to put in place the additional mechanisms proposed by the IRT that would help alleviate the fraud and abuse that occurs even in the current systems. »

Another point often raised by these large companies, holders of at least several hundreds of brands, relates to the evaluation period, which they see as too short. Similarly, the time allowed for comment on DAG3 is also deemed as too short.

The IOC (International Olympic Committee) will even request the termination of the new gTLDs program, arguing that a non-profit organization cannot bear the cost caused by an increasing number of cybersquatted domain names:

« The IOC maintains its position that ICANN’s New gTLD Program is inherently flawed and injurious to owners of famous Trademarks – particularly non-profit trademark onwners. »

All large companies support the implementation of the IRT’s ideas  (IP clearing house, Uniform Rapid Suspension…) in the next DAG.

The start-up hoping to be awarded the management of new gTLDs are not tender with ICANN either. While some deride Icann’s expenses for its future new seat decided by the new chairman of ICANN, other question the fees to be paid for applying:

Why are fees so high? And why can they not be reimbursed, even partially, on failure of the procedure?

But the remark which occurs most often is that the start up needs a guide line with a date of entry into force, in order to keep the confidence of their investors (that ICANN –since the last Seoul meeting- refuses to do so as not to  be limited by time). Some of them are also afraid of the cost that they would engage to respect the IRT recommendation if they became part of the final Applicant’s Book.

On the basis of all these comments, representing contradictory interests, we can see the challenge that faces ICANN: merge the interests of trademark owners (who want to slow down) with those of the lobby which pushes for the massive opening gTLDs as soon as possible  and dream of an acceleration of the process

ICANN will have to make a choice at least between these two views.

We can only hope that trademark holders will not be the ones to pay the price of an unsatisfactory compromise.

Adrien Palumbo

IDN mon amour

Jeudi 12 novembre2009

C’est durant la cérémonie de clôture de la conférence de l’ICANN à Séoul qui a eu lieu le 30 octobre dernier que l’on a été fixé sur la politique de l’ICANN pour les prochaines années.
Tout d’abord, l’ouverture de nouveaux gTLD a été repoussée à fin 2010, au mieux. La nouvelle version de la réglementation à laquelle devront se plier les nouveaux gTLD (DAG 3) ayant extrêmement déçu les titulaires de marques du fait qu’elle ne propose qu’une protection a minima de celles, ci, ignorant presque la totalité des recommandations que l’IRT avait formulé ou les vidant de leur substance. Ainsi, la version actuelle n’oblige pas les futurs gestionnaires des nouveaux gTLDs à recourir à l’URS qui est reléguée au statutu -non obligatire- de “best practice”. Et l’idée d’un IP clearinghouse a tout simplement été effacée de ce Draft. Autant dire qu’un DAG 4 est déjà en cours de préparation pour essayer de remédier à ces problèmes.

Mais pendant que la date de mise en service de nouveaux gTLD n’est plus définie,  une nouvelle vague de TLD se profile à l’horizon. Et celle-ci a de quoi faire frémir (ou s’enthousiasmer) les titulaires de marques.

En effet, l’ICANN a annoncé la mise en place, à partir du 16 novembre, d’une procédure accélérée de demande de création de registre IDN (dite de « Fast Track »). En d’autres termes d’ici à quelques mois, des noms de domaine pourrons êtres enregistrés sous l’équivalent du .cn écrit en idéogrammes chinois, ou l’équivalent du .il écrit en hébreu.

http://www.flickr.com/photos/absentmindedprof/18115474/

© http://www.flickr.com/photos/absentmindedprof/18115474/

Cette mesure fait suite aux recommandations formulées par le Department of Commerce américain lors de l’Agreement of Commitment (AOC) du mois dernier qui encourageait fortement l’ICANN à permettre aux milliards de personnes ne maitrisant pas l’alphabet latin d’utiliser Internet sans avoir à apprendre celui-ci.

C’est le registre russe qui va ouvrir le bal avec le lancement du .РФ (.rf) pour Russian Federation. Celui-ci sera ouvert aux enregistrements pour les titulaires de marques en cyrillique à partir du 25 novembre. Puis, à partir du 10 avril 2010, une période de landrush sera mise en place selon le système, popularisé par le .MX, d’enchères hollandaises (les noms de domaine sont mis aux enchères à un prix beaucoup plus élevé que leur valeur et le prix est progressivement abaissé jusqu’à ce qu’ils trouvent un acquéreur). Enfin, les noms de domaines pourront être acquis au tarif normal (non encore fixé) à partir du 10 juillet 2010.

Ce système d’IDN présente trois faiblesses :

  • Tout d’abord, de nombreux alphabets se ressemblent. Aussi, il est fort probable qu’après avoir cybersquatté des noms de domaines en utilisant des chiffres plutôt que des lettres ( http://g00gle.net/), l’on voit arriver un nouveau type de cybersquatting utilisant des “u” latins là où il y a des upsilons (υ) grecs, et vice versa. Il va sans dire que cette ouverture de noms de domaine va faire plus d’un heureux chez les cybersquatteurs.xn--80ahjdhy.rf. Autant dire qu’il retiendra plus simplement l’adresse IP du serveur hébergeant le site que le nom de domaine pointant vers le site. Ainsi, il est inquiétant de voir que le système de DNS, inventé il y a plus de 20 ans pour permettre aux internautes de se souvenir simplement des adresses des sites internet, puisse aujourd’hui être un frein à la mémorisation de ces mêmes adresses.
  • Plus pragmatique, la deuxième faiblesse de ce système est simple : A ce jour, un grand nombre de navigateurs internet équipant les ordinateurs ne supportent pas le système d’IDN (”Internet Explorer” 6 et 7 notamment), et, de toute manière, bien peu d’utilisateurs connaissent l’existence des IDN et sont aujourd’hui persuadés qu’il n’est pas possible d’utiliser d’autres caractères que les 26 lettres de l’alphabet latin.
  • Mais, le problème le plus grave est tout autre : Si l’utilisation des IDNs se généralise, cette décision risque-t-elle de priver des milliards d’utilisateurs d’accès à des sites internet? En effet, comment fera un internaute disposant d’un clavier ne pouvant écrire qu’en alphabet latin pour rejoindre un site dont l’adresse est écrite en cyrillique? Il sera, bien entendu, toujours possible d’écrire la transposition en punycode / alphabet latin de l’adresse en IDN. En d’autres termes, pour se connecter au site Дизайн.РФ (design.rf) sans avoir de clavier cyrillique, l’internaute devra écrire “http://www.xn--80ahjdhy.xn--p1ai“.

L’arrivée massive des IDN risque-t-elle de marquer la fin de l’universalité du net au lieu de la renforcer? C’est ce que nous aurons la surprise de découvrir d’ici à quelques années.

Adrien Palumbo

ICANN: one step forward, two steps backward?

Jeudi 29 octobre2009

The 36th  ICANN meeting in Seoul  is not yet finished, however, from the IP and Trademark perspective which is at the centre of our attention we are tempted to summarize it as follows: “one step forward (IDNs extensions to be launched soon, namely domain extensions in foreign characters, such as .рф for the Russian Federation…), two steps backward (lack of consensus on adequate protection of Trademark rights in the new gTLDs processs to further delay progresses in that direction).

To the question “where are we now in terms of Trademark Protection in the new gTLDs“, a clear response has been given by J.Scott Evans (Yahoo!), at the meeting of the Intellectual Property Constituency (IPC) of the GNSO:

1) there is an ICANN commitment to adequately address issues of Trademark Protection related to the launch of new gTLDs

2) ICANN was provided by the IRT with a final report which was a compromise, and which followed solutions adopted in previous new TLDs launches.

3) Unfortunately, the latest version of the Draft Applicant Guidebook (DAG3) seems to have  more or less emptied the IRT’s report from that substance, omitting the IP Clearinghouse and mentioning the URS only as ” good practice”!

The IP Community needs the URS to be compulsory. Should this not be the case, trademark issues with new gTLDs  will not be solved.

We are thus in a situation where the baby on its IP Clearinghouse and URS parts is given back to the GNSO for reconsideration. In other words, we will have at least a version 4 of the Draft Applicant Guidebook, and a further delay in the launch of the new gTLDs.

DAG3 is open for public comments only until 22nd November 2009: YOU are concerned, make YOUR VOICE heard in the Public Forum debate, there!

Sylvain Hirsch

Nouveaux gTLDs: serait-il urgent d’attendre?

Mardi 6 octobre2009

[Article de Philip Corwin (ICA, Internet Commerce Association) on Fri, 10/02/2009 ]

ICANN Tech Study suggests delaying gTLDs until 2011-2012 b/c of concerns about DNS stability.

attendre

(c) http://pitibou.p.i.pic.centerblog.net

A recently issued, ICANN-funded technical study makes a strong case for delaying the introduction of new gTLDs and other root zone changes until domain name system  (DNS) security in the form of DNSSEC (the “signed root”) has been implemented to help assure the long-term safety and security of the DNS.

The 85-page study, “Scaling the Root: Report on the Impact on the DNS Root System of Increasing the Size and Volatility of the Root Zone” was
published on September 18th    (available there).

La conclusion de l’article (à la lexture intégrale duquel vous pouvez accéder ici) peut laisser perplexe quant à la date d’ouverture des vannes:

Of course, it now appears unlikely that the application window for new gTLDs will open before the second half of 2010, which would mean that none would likely come online before the first part of 2011.  If ICANN can implement DNSSEC in 2010 then a 1-2 year delay in adding new TLDs to the root would not greatly push back the date by which new gTLDs can commence operation without risking DNS destabilization. That assumes, of course, that ICANN’s new operational dynamic under the AOC does not catalyze additional resistance to the introduction of unlimited new gTLDs.

Sylvain Hirsch

Nouveaux gTLDs: du rififi chez l’Oncle Sam?

Jeudi 24 septembre2009

icann2Un drame en 3 actes:

  • Acte 1:  sans le gouvernement américain, il n’y aurait pas eu d’ICANN en 1998
  • Acte 2: L’ICANN avance à marche forcée vers l’ouverture de la vanne (de la manne?) des nouveaux gTLDs
  • Acte 3: à l’approche de l’échéance du contrat avec l’ICANN, la créature se retournerait-elle contre son Maître?

Voir notamment:  US lawmakers question ICANN gTLD plan

Sylvain Hirsch