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Vas-y co.CO

Vendredi 29 janvier2010

Suivant la grande tendance actuelle, un nouveau pays a décidé d’entamer un processus de libéralisation de son extension nationale : la Colombie.
Cette libéralisation fait suite à la réassignation de la gestion de l’extension colombienne, qui, à partir de février prochain ne sera plus gérée par l’université des Andes, mais par une start-up américaine .

L’extension .CO est très intéressante car elle signifie quelque chose pour nos amis anglophones. En effet, « co » est le diminutif habituel de « company ». Il y a fort à parier que de nombreuses sociétés désireront acquérir un nom de domaine reprenant leur dénomination sociale ou leur nom commercial et en y ajoutant un .CO
En quelque sorte, on peut dire que le .CO de Colombie est aux entreprises ce que le .ME du Monténégro est aux particuliers : une extension permettant d’indiquer qui ils sont.
Toutefois, .CO est aussi une erreur typographique commune : il arrive fréquemment qu’un utilisateur écrive .CO au lieu de .COM. Ce qui va faire de cette extension un Eldorado pour les cybersquatteurs. Il suffit de voir ce qu’il est advenu du .CM camerounais, qui a été libéralisé l’année dernière :

En effet, selon l’éditeur de logiciels de sécurité McAfee, 80% des noms de domaines enregistrés sous le .CM le sont à des fins frauduleuses. Les pirates informatiques et autres cybersquatteurs capitalisant une erreur typographique commune, à savoir l’omission du « o » de .COM lorsque l’utilisateur écrit une URL dans la barre d’adresse de son navigateur.

Et, hélas, vu les conditions d’enregistrement annoncées par le nouveau registre, à savoir une extension complètement libre, sans que ne soit requis aucun document  ou justificatif, il y a fort à parier que le .CO suivra le (triste) exemple du .CM.
Cependant, contrairement au .CM, le nouveau registre, en charge du .CO a mis en place une procédure d’ouverture graduelle (Sunrise Period, puis Landrush) qui va permettre aux titulaires de marques de se protéger contre les abus.

Logo du .CO

Logo du .CO

L’ouverture va se faire en 4 temps:

  • Tout d’abord, durant tout le mois de mars, les titulaires de noms de domaines en .COM.CO (la seule extension qui était accessible, et encore, uniquement pour les locaux) enregistrés avant le 30 juillet 2008 pourront enregistrer l’équivalent de ce nom de domaine en .CO.
  • Puis, du 1er au 20 avril, une seconde période débutera, permettant aux titulaires de marques enregistrées en Colombie avant le 30 juillet 2008 d’enregistrer un nom de domaine reprenant la marque à l’identique. Si un nom de domaine est désiré par plusieurs titulaires de marque, celle-ci reviendra au plus offrant après une procédure d’enchères.
  • Ensuite, du 26 avril au 10 juin, tout titulaire de marque enregistrée avant le 30 juillet 2008, sans que celle-ci ne vise obligatoirement la Colombie pourra enregistrer un nom de domaine reprenant la marque à l’identique. Là encore, si plusieurs titulaires de marque désirent le même nom de domaine, celui-ci reviendra au plus offrant après une procédure d’enchères.
  • Enfin, du 21 juin au 13 juillet, tout le monde pourra se porter acquéreur d’un nom de domaine. Cependant, là encore, si plusieurs personnes désirent devenir le titulaire d’un même nom de domaine, celui ci reviendra au plus offrant suite à une procédure d’enchères.
  • Pour finir, à partir du 20 juillet 2010, n’importe qui pourra acquérir un nom de domaine selon la règle du « premier arrivé, premier servi ».

Nous ignorons encore les prix qui seront pratiqués par le registre colombien lors des différentes vagues d’enregistrement. Nous vous tiendrons informés dès que ces informations nous seront communiquées par le registre en question.

Adrien Palumbo

.Lü et approuvé !

Jeudi 7 janvier2010
http://tinyurl.com/yd2wj4j

http://is.gd/5RzgO

La fondation RESTENA, l’organisme ayant la charge de la gestion du ccTLD luxembourgeois, le .LU, a annoncé un profond bouleversement de sa politique d’enregistrement de noms de domaine, qui pourrait augmenter considérablement le nombre de noms de domaine enregistrés sous cette extension (il y en avait 47.797 au 31 décembre 2009)

Tout d’abord, à partir du 01/02/2010, il sera possible d’enregistrer des noms de domaines internationalisés (IDN). Cette ouverture aux IDN s’accompagnera d’une sunrise period de deux mois (jusqu’au 1er avril 2010 donc).

Les caractères accentués qui pourront être ajoutés aux noms de domaines sont les suivants:

ä - ö - ü - à - â - æ - ç - è - é - ê - ë - î - ï - ô - ù - û - œ

Durant cette période, seuls les titulaires d’un nom de domaine en .LU pourront enregistrer l’équivalent dudit nom de domaine en IDN. A partir du 1er avril 2010, n’importe qui pourra procéder à l’enregistrement de tels noms de domaine selon la règle du premier arrivé, premier servi.
Si vous souhaitez vous assurer la titularité d’un IDN en .LU, il est donc recommandé de d’ores et déjà enregistrer sa version non IDN afin de pouvoir prétendre à participer à la sunrise period.

En effet, un nom de domaine ASCII enregistré, même la veille du début de la sunrise period, permet de participer à celle ci. Nous ne pouvons nous empecher de tiquer devant cette règle. En effet, avec cette politique de protection des titulaires de noms de domaine anterieurs, un cybersquatteur pssédant un nom de domaien anterieur, aura la priorité sur un titulaire de marque.

Les correspondances ASCII vers IDN qui pourront être utilisées durant la sunrise period sont les suivantes:

Caractère ASCII Équivalent IDN accepté
a à, â, ä
c ç
e é, è, ê, ë
i î, ï
o ô, ö
u ù, û, ü
ae æ, ä
oe œ, ö
ue ü

D’autre part,  il est nécessaire aujourd’hui nécessaire de disposer d’un contact administratif local. A partir du 1er février 2010, cette restriction disparaitra. EN d’autres temes, il sera possible pour une personne ne résident pas au Luxembourg d’enregistrer un nom de domaine sans pour autant recourir aux services d’un contact administratif résidant au Grand Duché.
Si vous désirez vous assurer la titularité d’un nom de domaine en .LU, il peut être intéressant de le réserver dès aujourd’hui, avant la probable vague d’enregistrements qui suivra la libéralisation de cette extension. A cette fin, IP Twins dispose d’un contact administratif local, lui permettant d’enregistrer des noms de domaines en .LU pour le compte de clients non luxembourgeois.

Adrien PALUMBO

A l’EEst, du nouveau

Lundi 14 décembre2009

RIINA PÄRN, Patent Attorney estonienne chez INTELS ( intels@intels.ee) nous fait l’amitié de présenter les prochaines évolutions de l’enregistrement de NDD sous .EE

RIINA PÄRN, DR

RIINA PÄRN, DR

Les règles actuelles d’enregistrement de noms de domaine en .EE (Offical Regulations) n’autorisent qu’un seul nom de domaine par personne, pour lequel la présence locale du titulaire est requise.
Pour réformer et libéraliser le système actuel, la fondation Eesti Interneti SA a été créée. Elle sera responsable de la gestion et de l’enregistrement des noms de domaine en .EE en accord avec les nouvelles règles d’enregistrement de nom de domaine. Ce changement devrait être effectif à partir du 1er février 2010. En d’autres termes, à partir de cette date, les nouvelles règles d’enregistrement seront effectives, et une période de transition de 6 mois débutera. (Mise à jour: le début de la libéralisation a été reportée à une date non encore déterminée).
La version actuelle de ces nouvelles règles est publiée sur le site Internet de la fondation Eesti Interneti (en Estonien uniquement). Les principales modifications concernent la suppression de la limite de nom de domaine que peut détenir une personne. Les non-estoniens pourrons acquérir un nom de domaine à condition de fournir un contact administratif local. Des taxes d’enregistrement annuelles vont être  instaurées, et l’enregistrement pourra s’effectuer via un système de registrars.
Pendant la période de transition de 6 mois, l’enregistrement de noms de domaine sous les règles actuelles ne pourra plus être fait et l’enregistrement en accord avec les nouvelles règles sera initié. Les noms de domaine qui étaient déjà enregistrés avant le 1er février devront être réenregistrés avec un registrar. Pendant la période de transition, seuls les titulaires des noms de domaines enregistrés avant le 1er février 2010 pourront les réenregistrer. Après cette période de 6 mois, ces noms de domaines retourneront dans le domaine public s’ils n’ont pas été réenregistrés.
Les nouvelles règles ne contiennent aucune référence à une « sunrise period » ou à un autre type de mesure préventive pour les titulaires de droit. Cependant, le dirigeant d’Eesti Interneti a fait part de sa volonté pour que des règles spécifiques aux titulaires de marques enregistrées s’appliquent durant la période de transition. De plus, une procédure extrajudiciaire de règlement des conflits afférents aux noms de domaine .ee sera mise en place.

Aussi, afin d’être en mesure d’obtenir un nom de domaine en .EE avant le début du processus de libéralisation et pour minimiser les risques, il est possible de, dès à présent, effectuer une demande exceptionnelle d’enregistrement de nom de domaine avec le registre actuel sur la base d’une marque déposée visant l’Estonie. Le titulaire devra être localisé en Estonie, mais un service de proxy peut être utilisé. Pour les clients détenant une marque enregistrée et intéressés par l’extension .EE, nous recommandons d’effectuer cet enregistrement exceptionnel de nom de domaine avant le début de la libéralisation.

Riina Pärn

Traduction: Adrien Palumbo

Et voici le .do de ma clarinette !

Jeudi 10 décembre2009

Le .DO se libéralise et IP Twins vous propose dès aujourd’hui d’enregistrer des noms de domaines sous cette extension de premier niveau.

la note de musique .do

la note de musique .do

Jeudi 10 décembre, outre l’ouverture aux IDNs du .eu, un nouveau ccTLD viendra rejoindre la longue liste des extensions locales non régulées. En effet, la République Dominicaine a décidé d’ouvrir grande les portes à l’enregistrement de noms de domaine sous l’extension nationale de premier niveau: le .DO.
Jusqu’à aujourd’hui, il était impossible d’enregistrer un nom de domaine directement sous cette extension, seule l’extension .com.do était ouverte aux sociétés étrangères, qui pouvaient uniquement enregistrer un nom de domaine correspondant à leur raison sociale.
Les règles changent du tout au tout, et pas dans le sens le plus favorable aux titulaires de marques car cette ouverture se fera sans « sunrise period ». La seule protection accordée aux titulaires légitimes contre les cybersquatteurs est de leur permettre de déposer en priorité un nom de domaine en .do correspondant à un nom de domaine en .com.do réservé avant le 30 octobre.

L’enregistrement est donc libre, sur la base du « premier arrivé, premier servi ». Les limitations d’usage s’appliquent cependant : La taille du nom de domaine devra être comprise entre 2 et 63 caractères, celui-ci ne devra pas reprendre les termes habituellement réservés, tels que les noms de villes, les termes techniques ou d’autres extensions génériques.
Somme toute, la procédure d’enregistrement du .do s’aligne sur celle du .com, avec les mêmes risques de cybersquatting pour les titulaires de marques. Les seules différences étant une obligation d’enregistrement initial de deux ans et un coût d’enregistrement légèrement plus élevé.
Cette extension reste très intéressante pour les sociétés désirant développer leurs activités dans les caraïbes. Il peut être également intéressant de réserver un nom de domaine sous cette extension afin d’empêcher qu’un cybersquatteur ne le fasse. Nous ne prenons évidement pas en compte tous les noms de domaine qui seront probablement réservés à fin de jeux de mots.

Adrien Palumbo