Articles avec le tag ‘nouvelles extensions’

Point d’argent, point de Suisse; point G, point de .XXX ?

Mercredi 31 mars2010

La dernière réunion de l’ICANN à Nairobi a vu se poursuivre les discussions sur l‘inclusion dans la racine d’une extension .xxx.
La création de cette extension (par ailleurs à fort potentiel commercial) où seraient regroupés les sites “pour adultes” ne fait manifestement pas l’unanimité. L’existence d’un point XXX faciliterait-elle la consultation et la propagation de sites pornographiques, ou au contraire le regroupement de ces sites à l’ombre de ce point limiterait-il le risque de leur consultation fortuite par des yeux innocents ?

Alors qu’il est question d’une décision du Board à ce sujet, lors de la prochaine réunion de l’ICANN à Bruxelles en juin prochain, un challenger vient bouleverser la donne!

En effet, il existe une alternative déjà fortement populaire (bien qu’inattendue) au dot XXX. Le Département de la Gironde en fait déjà fait une séduisante promotion en ligne et, sous un angle quelque peu plus polémique et plus « buzz », Les Trois Suisses aussi .

Cette initiative consistant à substituer au dot XXX le POINT G sera présentée à cette réunion de l’ICANN à Bruxelles.

Jugez par vous même des atouts du Point G tels que vantés sur son site institutionnel:

A chacun son point G” (égalitaire et démocratique)
Positionnez votre point G” (pour particuliers … et entreprises)
Partagez votre point G” (enfin, ceci reste une option)
Devenez fan des points G” (facile!)
Découvrez les points G les plus populaires et les plus récents” (une version comme une autre d’indice de référencement).

Nous affirmons ne trouver  que des avantages à ce point:

- il repose sur une marque figurative facilement reconnaissable et mémorisable

pointg

- il a une connotation affective positive !
- une extension d’une lettre est bien plus facile à retenir et à saisir au clavier, tant par les plus jeunes que par les moins jeunes qu’une suite de X aux allures de ratures barbares !  Avec le point G, pas de risque de confusion possible.
- il s’agira bien évidemment d’une extension ouverte à tous, régie par le principe du premier  arrivé, premier servi

Nous soutenons cette initiative, espérons que l’ICANN l’adoptera sans réserve, et vous invitons  en attendant à la découvrir sur le beau site qui en fait la promotion, ici.

Nous remercions particulièrement  le  beau département de la Gironde, titulaire de l’enregistrement de marque N° 3638614 du 13 mars 2009, dont le site nous a inspiré ce billet léger de 1er avril!

Sylvain Hirsch

Expression de désintérêt

Vendredi 12 mars2010

La réunion de l’ICANN à Nairobi (non, IP Twins n’y est pas, mais la suit malgré tout) n’aura pas été vaine!

En effet, grâce essentiellement au GAC (Governmental Advisory Committee), la proposition de système d’expression d’intérêts (EOI) qui aurait, de facto, servi de système de pré-enregistrement dans la future course au dépôt de candidatures à gérer les nouvelles extensions, a été retirée de l’ordre du jour par le Board de l’ICANN.

desinteret

Lire l’intervew de Kristina Rosette dans Managing IP ici.

DAD DAG DAG CODEC: Comments commented

Mardi 1 décembre2009

The Draft Applicant Guidebook, version 3 (DAG 3 ) comment period is definitely over since the 26th of November.

More than 150 comments have been sent to the ICANN forum. Most of them come from small business owners and individuals, even if most of the Internet giants (such as Yahoo!, Microsoft or Go Daddy…) have sent their comments too.

Some big trademark owners (Coca-Cola, Olympic Committee, Visa…) have also submitted there point of view to ICANN. New gTLD investors had also their say (for example from the applicants for  .berlin).

Une poule regarde un oeuf

http://tinyurl.com/6f2ds4

Obviously, reviews vary according to commentators. Most of the small business owners can’t wait to see the opening of the Saison, so as to have a better presence on the Web (and… a  return on investment). Thus the small business owner “Matha Elena”, concludes her review on DAG 3 as follows:

« I believe there is real merit to the idea of regional top-level domain names and as such it is my sincere desire that your follow through on your charter to open the internet to new TLDs as soon as possible. »

One may raise their eyebrows  at the sight of all these comments calling for the arrival of new regional gTLDs (as know as GeoTLDs): some sentences are indeed very similar from onecomment to another. Have they been written by the same entity?

On the contrary, large firms seem to be very averse to the idea of the multiplication new extensions. Especially in the current conditions of DAG3 which, in their opinion, does not ensure sufficient protection of trademarks against cybersquatting. Thus, for The Coca-Cola Company (TCCC):

« TCCC appreciates the brand protections that ICANN has already proposed. However, as the introduction of new gTLDs moves forward, TCCC urges ICANN to reconsider the speed and breadth of this undertaking and to seize the opportunity to put in place the additional mechanisms proposed by the IRT that would help alleviate the fraud and abuse that occurs even in the current systems. »

Another point often raised by these large companies, holders of at least several hundreds of brands, relates to the evaluation period, which they see as too short. Similarly, the time allowed for comment on DAG3 is also deemed as too short.

The IOC (International Olympic Committee) will even request the termination of the new gTLDs program, arguing that a non-profit organization cannot bear the cost caused by an increasing number of cybersquatted domain names:

« The IOC maintains its position that ICANN’s New gTLD Program is inherently flawed and injurious to owners of famous Trademarks – particularly non-profit trademark onwners. »

All large companies support the implementation of the IRT’s ideas  (IP clearing house, Uniform Rapid Suspension…) in the next DAG.

The start-up hoping to be awarded the management of new gTLDs are not tender with ICANN either. While some deride Icann’s expenses for its future new seat decided by the new chairman of ICANN, other question the fees to be paid for applying:

Why are fees so high? And why can they not be reimbursed, even partially, on failure of the procedure?

But the remark which occurs most often is that the start up needs a guide line with a date of entry into force, in order to keep the confidence of their investors (that ICANN –since the last Seoul meeting- refuses to do so as not to  be limited by time). Some of them are also afraid of the cost that they would engage to respect the IRT recommendation if they became part of the final Applicant’s Book.

On the basis of all these comments, representing contradictory interests, we can see the challenge that faces ICANN: merge the interests of trademark owners (who want to slow down) with those of the lobby which pushes for the massive opening gTLDs as soon as possible  and dream of an acceleration of the process

ICANN will have to make a choice at least between these two views.

We can only hope that trademark holders will not be the ones to pay the price of an unsatisfactory compromise.

Adrien Palumbo

A vos .FAKE, prêts? partez!

Lundi 19 octobre2009

On se souvient qu’un des arguments du projet non abouti  à ce jour de nouvelle extension .XXX (soutenu par “ICM Registry“) était de regrouper sous une extension immédiatement reconnaissable et identifiable les nombreuses œuvres de l’esprit que sont les sites web dédiés aux adultes.

Ainsi, nous disait on, les tendres têtes blondes ne risqueront plus de surfer par hasard sur Blanche Neige pour adultes en recherchant leur Blanche Neige, la vraie héroîne des contes de notre enfance. Dot XXX donc pour séparer sur le Réseau l’ivraie pornographique du bon grain, tout comme les films classés X sont une branche séparée du reste de la production cinématographique.
Sur ce débat, voir i.a. le site d’ICM,   ,les commentaires de Circle Id , Wired , The Register .

Sur les mêmes bases, à savoir respect du 1er Amendement (si le futur Registre est Américain) et identification immédiate d’une industrie donnée (la contrefaçon) pour protéger un public fragile et sensible (les titulaires de marques de produits de luxe, de cosmétiques, de produits pharmaceutiques etc), nous nous interrogeons sur le point de savoir si à l’heure du “créons des nouveaux TLDs tous azimuts”, l’un (ou plusieurs, pourquoi pas) des postulants à l’une des nouvelles extensions aura l’idée de déposer un projet .FAKE?

Fantaisiste, cette idée? Vu le nombre de sites et de noms de domaine consacrés au vrai faux, peut être pas tellement.
Une petite recherche (exercice que nous pratiquons volontiers, à IP Twins) sur les noms de domaine des extensions génériques plus quelques ccTLDs (France, US, Russie, Autriche, Espagne) commençant par “FAKE” révèle l’existence de plus de 6000 résultats, parmi lesquels 21 noms de domaine .fr qui, ne correspondant pas à des marques, ne seraient probablement pas éligibles à l’enregistrement sous .FAKE (en effet, qui pourrait s’émouvoir d’un <fakemilkshake.fr>?).

Par contre on relève les noms suivants (liste non exhaustive) qui seraient eux, certainement éligibles:

fake-brands.com
fake-cigarettes.com
fakechanel.asia
fake-chanel-sunglasses.com
fake-louis-vuitton.com
fake-louis.com
fake-louisvuitton.com
fake-replica-longines-watch.com
(des “fake replica” deviennent ils des produits authentiques?)
fake-rolex-replica-watches-replicas.com
fake-rolex-watch.com
fakerolexwatches.us
fakechloebags.com
fakechopardwatches.com
fakeoreal.com
fakerolexwatchesreplicasfakerolexwatchesreplicaswatchesreplicas.com
(sic!)

Si d’aventure, un tel projet venait à être proposé, puis accepté, nul doute que la Communauté des titulaires de droits de P.I. et de leurs représentants saurait l’apprécier et le traiter à sa juste valeur…peut être en enregistrant à titre conservatoire s’entend …

brands.fake
chanel.fake
louisvuitton.fake
rolex.fake

etc…

et les registrars (aussi communément appelés “bureaux d’enregistrement” sous nos latitudes) ne suivraient certainement pas avec:

specialisedin IP.fake
newextension.fake
domain.fake
etc

Mais tout ceci n’est bien sûr (pour l’instant) qu’une fiction.

Sylvain Hirsch

Nouveaux gTLDs: serait-il urgent d’attendre?

Mardi 6 octobre2009

[Article de Philip Corwin (ICA, Internet Commerce Association) on Fri, 10/02/2009 ]

ICANN Tech Study suggests delaying gTLDs until 2011-2012 b/c of concerns about DNS stability.

attendre

(c) http://pitibou.p.i.pic.centerblog.net

A recently issued, ICANN-funded technical study makes a strong case for delaying the introduction of new gTLDs and other root zone changes until domain name system  (DNS) security in the form of DNSSEC (the “signed root”) has been implemented to help assure the long-term safety and security of the DNS.

The 85-page study, “Scaling the Root: Report on the Impact on the DNS Root System of Increasing the Size and Volatility of the Root Zone” was
published on September 18th    (available there).

La conclusion de l’article (à la lexture intégrale duquel vous pouvez accéder ici) peut laisser perplexe quant à la date d’ouverture des vannes:

Of course, it now appears unlikely that the application window for new gTLDs will open before the second half of 2010, which would mean that none would likely come online before the first part of 2011.  If ICANN can implement DNSSEC in 2010 then a 1-2 year delay in adding new TLDs to the root would not greatly push back the date by which new gTLDs can commence operation without risking DNS destabilization. That assumes, of course, that ICANN’s new operational dynamic under the AOC does not catalyze additional resistance to the introduction of unlimited new gTLDs.

Sylvain Hirsch

Un an à peine et elle déchaîne déjà les passions, notre Predec!

Lundi 5 octobre2009

L’examen des opportunités et des risques de déposer des nouvelles extensions passe également par une réflexion sur les procédures qui seront ouvertes tant aux postulants à la gestion de nouvelles extensions qu’aux déposants de noms de domaine pour protéger leurs droits, notamment de marques.

Dans cet esprit, le Professeur  Cédric Manara, qui nous a honoré de sa présence lors de la matinée nouvelles extensions que nous avons co-organisé avec le Cabinet Inlex le 1er octobre dernier, a répondu à la question  (piège) de savoir si la PREDEC ne serait pas LA solution aux problèmes de protection dans les nouvelles extensions.

La présentation de Cédric Manara se trouve ci-dessous, et laisse perplexe quant à l’utilité d’une reconversion en spécialistes droit public…

View more documents from Cedric Manara.
Sylvain Hirsch

Le .fr aux français ?

Mercredi 30 septembre2009

mobilisationL’AFNIC, registre en charge de la gestion des noms de domaine en .fr, a indiqué récemment que le chiffre de 1 500 000 avait été atteint pour les enregistrements de noms de domaine en .fr . En témoigne le communiqué de presse :

« Ca y est ! Le 10 septembre dernier, le compteur de l’AFNIC a dépassé le 1,5 millionième nom de domaine en .fr ! Ce nom de domaine a été déposé par une compagnie d’artistes professionnels, domiciliée en Haute-Savoie et prénommée Les Secoués du Vocal. Son site, www.lessecouesduvocal.fr décortique les spectacles, cours de chants, ateliers/comédies musicales… proposés par ces artistes qui ont privilégié l’extension .fr. »

Cet enregistrement s’inscrit dans la droite ligne de la stratégie de communication récente de l’AFNIC et la valide.

En effet depuis quelques temps, l’AFNIC insiste sur la destination locale de l’extension et son rayonnement hexagonal. On a ainsi pu lire aux travers de différents communiqués :

« Intitulée “Le .fr, un point c’est tout”, cette nouvelle campagne de communication pluri-média (presse, web et TV) a pour objectif de rappeler ou de faire connaître l’offre .fr aux particuliers et aux personnes morales.
Elle met notamment en avant la notion de préférence donnée au .fr par les entreprises et particuliers souhaitant communiquer en français aux Français.
Elle met également en exergue les usages liés aux noms de domaine en .fr, grâce aux étapes symboliques -premier job, création d’entreprise, mariage, naissance d’un enfant, hobbys- qui jalonnent la vie du protagoniste de cette campagne de communication
».

Pour mémoire, les conditions d’enregistrement des noms de domaine en .fr réservent déjà cette extension aux seuls acteurs ayant un lien avec le territoire. Ainsi soit le titulaire du nom de domaine est une société immatriculée en France ou un particulier avec une adresse en France, soit il détient une marque enregistrée valide en France.

Dans un contexte général d’européanisation et de mondialisation, on peut légitimement s’étonner de cette campagne franco centrée et des relents nationalistes qu’elle dégage.
Pourtant, passé cette première impression, force est de constater que l’AFNIC semble avoir un projet à long terme bien précis: occuper le terrain avant la libéralisation des gTLDs.

En insistant sur le caractère national de l’extension, l’AFNIC démontre une supériorité de l’extension  en .fr par rapport aux autres extensions, pour le territoire français. Ainsi, une société française (ou présente en France) qui hésite entre une extension générique et un .fr, devrait opter pour le .fr car son impact au sein de nos frontières est plus conséquent (en théorie). Cette stratégie devrait prendre tout son sens lors du lancement de dizaines, voire de centaines de nouvelles extensions par l’ICANN qui viendront concurrencer le .fr.

A l’image de l’AFNIC, Nous recommandons non seulement aux titulaires de marques mais également à toute société désireuse de communiquer sur internet de bien s’interroger sur la stratégie de communication et de protection à adopter.

Bien entendu, IP Twins sera ravi d’apporter ses lumières.

Jean-Baptiste Sirand