Articles avec le tag ‘protection des marques’

Moa.CN

Jeudi 17 décembre2009

Fait plutôt rare dans le microcosme des noms de domaine: alors que la plupart des registres semblent avancer vers une plus grande libéralisation de leurs règles d’enregistrement (voir, encore récemment le .DO, et, très prochainement, le .EE), CNNIC, le registre chinois vient de modifier les règles d’enregistrement de nom de domaine en .CN pour les rendre plus restrictives. Et ce, sans aucune information préalable.

Mascottes de la cyberpolice chinoise

Mascottes de la cyberpolice chinoise

Alors que jusqu’à aujourd’hui, il était aussi simple d’enregistrer un .CN qu’un .COM, cela va devenir beaucoup plus complexe.
En effet, dans un bref communiqué, le CNNIC annonce que les règles ont changé et que dorénavant, non seulement les particuliers ne pourront plus enregistrer de nom de domaine, mais, en plus, que les sociétés devront apporter des preuves concrètes de leur existence. Pour une entreprise française, cela va se traduire par (i)  la production d’un extrait Kbis, (ii) une demande officielle d’enregistrement comportant le cachet officiel de la société et enfin (iii)  une copie d’une pièce d’identité de la personne faisant la demande.
Il semblerait que ces règles ne soient pas rétroactives. Les titulaires actuels de noms de domaine n’ont, pour l’instant, aucune démarche à entreprendre.
On peut bien sûr s’interroger sur les raisons et les conséquences de cette brusque modification de politique.
Les raisons peuvent se comprendre : il est vrai que la charte de nommage du .CN relativement protectrice du droit des marques  n’était pas vraiment, jusqu’alors, respectée par les registrars. Est-ce que ce durcissement des procédures est un moyen de les contraindre à mettre en place des protocoles de contrôle ?
Quoi qu’il en soit, cela a pour conséquence probable, et nous nous en réjouissons,  de diminuer le nombre de domaines enregistré sous cette extension à des fins de cybersquatting.
La courbe de croissance exponentielle  des .CN va, en tous cas, ralentir, et le .DE peut envisager de reconquérir la deuxième place après le .COM qui était la sienne jusqu’à peu.
Reste à savoir vers quelle(s) extension(s) de substitution l’appétit d’enregistrement des particuliers chinois, désormais exclus de l’enregistrement des .CN,va se tourner :  .ASIA, futures extensions IDNs ?
A suivre !

Adrien Palumbo

Des .РФ et des marques

Lundi 7 décembre2009

C’est désormais officiel : le registre russe reconnait la prévalence du droit des marques en matière de d’enregistrement de nom de domaine.

Il faut en effet savoir que jusqu’à présent, les registres ont appliqué, en matière de nom de domaine, la règle dite du « premier arrivé, premier servi ». En d’autre terme : la première personne à demander l’enregistrement d’un nom de domaine se voit octroyer un droit, opposable aux tiers, d’usage dudit nom.

Évidement, depuis quelques années, face aux nombreux abus subis par les titulaires de marque, des procédures ont été mises en place pour permettre auxdits titulaires de faire valoir leurs droits sur la dénomination de et se voir réattribuer, suite à une procédure d’arbitrage, le nom de domaine contrefaisant.

De plus, dorénavant, lorsqu’une nouvelle extension est créée, une procédure dite de « sunrise period » va permettre aux titulaires de marques de déposer les noms de domaines les intéressant en priorité, sans craindre de se faire doubler par un cybersquatteur.

Mais restai jusqu’à aujourd’hui un problème en suspend : quelle règle appliquer lorsque deux titulaires de marques, tous deux légitimes, détiennent la même dénomination ? Un domaine ne pouvant pas se partager  (à quelques exceptions prêt), il fallut trouver un moyen de départager les prétendants.

Jusqu’à aujourd’hui, les registres appliquaient la règle simple du « premier arrivé, premier servi ». En d’autres termes, quand deux titulaires de marque, tout deux légitimes, désiraient tout deux acquérir le même nom de domaine, celui-ci revenait au premier à en avoir fait la demande.

http://tinyurl.com/yhbueaf

Logo officiel créé par le registre Russe pour le lancement de l'extension .РФ

Mais aujourd’hui, le registre russe propose une solution originale. En effet, dans le cadre de la sunrise period de la nouvelle extension cyrillique .РФ (qui a débuté le 25 novembre 2009 et qui se terminera le 25 mars 2010), il a été décidé que la règle du « premier arrivé » ne s’appliquera pas aux titulaires de marques. En cas de conflit, le nom de domaine sera attribué au titulaire de la marque la plus ancienne.

Ajoutez à cela que le registre n’autorise à participer à la sunrise period que les titulaires de marques en caractères cyrilliques qui étaient enregistrées en Russie ou visant la Russie au 25 mars 2009, pour déboucher sur un système relativement contraignant qui réjouira les titulaires de marques anciennes rédigées en cyrilliques (principalement des marques détenues par des sociétés russes, donc), au détriment des marques nouvellement enregistrées.

Quoi qu’il en soit, IP Twins est prêt à vous assister dans une procédure de d’enregistrement de nom de domaine sous l’extension .РФ .

Adrien Palumbo

DAD DAG DAG CODEC: Comments commented

Mardi 1 décembre2009

The Draft Applicant Guidebook, version 3 (DAG 3 ) comment period is definitely over since the 26th of November.

More than 150 comments have been sent to the ICANN forum. Most of them come from small business owners and individuals, even if most of the Internet giants (such as Yahoo!, Microsoft or Go Daddy…) have sent their comments too.

Some big trademark owners (Coca-Cola, Olympic Committee, Visa…) have also submitted there point of view to ICANN. New gTLD investors had also their say (for example from the applicants for  .berlin).

Une poule regarde un oeuf

http://tinyurl.com/6f2ds4

Obviously, reviews vary according to commentators. Most of the small business owners can’t wait to see the opening of the Saison, so as to have a better presence on the Web (and… a  return on investment). Thus the small business owner “Matha Elena”, concludes her review on DAG 3 as follows:

« I believe there is real merit to the idea of regional top-level domain names and as such it is my sincere desire that your follow through on your charter to open the internet to new TLDs as soon as possible. »

One may raise their eyebrows  at the sight of all these comments calling for the arrival of new regional gTLDs (as know as GeoTLDs): some sentences are indeed very similar from onecomment to another. Have they been written by the same entity?

On the contrary, large firms seem to be very averse to the idea of the multiplication new extensions. Especially in the current conditions of DAG3 which, in their opinion, does not ensure sufficient protection of trademarks against cybersquatting. Thus, for The Coca-Cola Company (TCCC):

« TCCC appreciates the brand protections that ICANN has already proposed. However, as the introduction of new gTLDs moves forward, TCCC urges ICANN to reconsider the speed and breadth of this undertaking and to seize the opportunity to put in place the additional mechanisms proposed by the IRT that would help alleviate the fraud and abuse that occurs even in the current systems. »

Another point often raised by these large companies, holders of at least several hundreds of brands, relates to the evaluation period, which they see as too short. Similarly, the time allowed for comment on DAG3 is also deemed as too short.

The IOC (International Olympic Committee) will even request the termination of the new gTLDs program, arguing that a non-profit organization cannot bear the cost caused by an increasing number of cybersquatted domain names:

« The IOC maintains its position that ICANN’s New gTLD Program is inherently flawed and injurious to owners of famous Trademarks – particularly non-profit trademark onwners. »

All large companies support the implementation of the IRT’s ideas  (IP clearing house, Uniform Rapid Suspension…) in the next DAG.

The start-up hoping to be awarded the management of new gTLDs are not tender with ICANN either. While some deride Icann’s expenses for its future new seat decided by the new chairman of ICANN, other question the fees to be paid for applying:

Why are fees so high? And why can they not be reimbursed, even partially, on failure of the procedure?

But the remark which occurs most often is that the start up needs a guide line with a date of entry into force, in order to keep the confidence of their investors (that ICANN –since the last Seoul meeting- refuses to do so as not to  be limited by time). Some of them are also afraid of the cost that they would engage to respect the IRT recommendation if they became part of the final Applicant’s Book.

On the basis of all these comments, representing contradictory interests, we can see the challenge that faces ICANN: merge the interests of trademark owners (who want to slow down) with those of the lobby which pushes for the massive opening gTLDs as soon as possible  and dream of an acceleration of the process

ICANN will have to make a choice at least between these two views.

We can only hope that trademark holders will not be the ones to pay the price of an unsatisfactory compromise.

Adrien Palumbo

ICANN: one step forward, two steps backward?

Jeudi 29 octobre2009

The 36th  ICANN meeting in Seoul  is not yet finished, however, from the IP and Trademark perspective which is at the centre of our attention we are tempted to summarize it as follows: “one step forward (IDNs extensions to be launched soon, namely domain extensions in foreign characters, such as .рф for the Russian Federation…), two steps backward (lack of consensus on adequate protection of Trademark rights in the new gTLDs processs to further delay progresses in that direction).

To the question “where are we now in terms of Trademark Protection in the new gTLDs“, a clear response has been given by J.Scott Evans (Yahoo!), at the meeting of the Intellectual Property Constituency (IPC) of the GNSO:

1) there is an ICANN commitment to adequately address issues of Trademark Protection related to the launch of new gTLDs

2) ICANN was provided by the IRT with a final report which was a compromise, and which followed solutions adopted in previous new TLDs launches.

3) Unfortunately, the latest version of the Draft Applicant Guidebook (DAG3) seems to have  more or less emptied the IRT’s report from that substance, omitting the IP Clearinghouse and mentioning the URS only as ” good practice”!

The IP Community needs the URS to be compulsory. Should this not be the case, trademark issues with new gTLDs  will not be solved.

We are thus in a situation where the baby on its IP Clearinghouse and URS parts is given back to the GNSO for reconsideration. In other words, we will have at least a version 4 of the Draft Applicant Guidebook, and a further delay in the launch of the new gTLDs.

DAG3 is open for public comments only until 22nd November 2009: YOU are concerned, make YOUR VOICE heard in the Public Forum debate, there!

Sylvain Hirsch